Quelques trouvailles marquantes tirées du ‘Trendstudie 2015’ (Trendhuis ism Europees Sociaal Fonds ea)

Aujourd’hui, les travailleurs belges décomptent le moment où ils pourront prendre leur retraite : à peine 1 sur 20 veut travailler jusque 67 ans. “A première vue l’idée de travailler plus longtemps rebute les Belges, mais ils veulent bien s’y préparer moyennant des adaptations”, conclut Nathalie Bekx, CEO de Trendhuis. Les hommes se montrent un plus volontaires que les femmes : 7 % d’entre eux veulent bien travailler jusque 67 ans, pour seulement 2% des femmes. Et plus nous avançons en âge, moins nous faisons preuve de motivation pour travailler plus longtemps. Cette volonté chute de 6 % (20-35 ans), à 5 % (36-50 ans) puis à 3 % (51-65 ans). 6% des personnes qui ont suivi des études longues veulent travailler au moins jusqu’à leur 67ème printemps, pour seulement 3% chez les personnes qui ont suivi des études plus courtes.

L’argent prime ! Il ressort de l’enquête que les Belges acceptent de travailler plus longtemps en échange d’un meilleur salaire (et moins d’impôts) et de conditions de travail flexibles (pouvoir fixer soi-même l’horaire de travail, travailler plus proche de la maison, ou à domicile). Les jeunes (20-35 ans) sont de prime abord un peu plus fréquemment d’accord de travailler plus longtemps, mais… ça ne diffère pas tellement des générations plus âgées. “Bien que la flexibilité dans le travail accroît la productivité, elle n’en diminue pas pour autant le niveau de stress”, signale Nathalie Bekx.

Travailler bien, c’est travailler volontiers. Bonne nouvelle : près de 7 Belges sur 10 dissent que la fonction qu’ils exercent aujourd’hui correspond à leurs talents. Un bon 3/4 d’entre eux  reconnaît que leur employeur leur confie des tâches dans ce qu’ils font bien. 3/5 travaillerait plus longtemps s’ils avaient un job à la mesure de leurs talents. Des experts s’accordent à dire que ‘ce qu’on apprend jeune (quel que soit le talent), on le sait pour toujours’.

Donner du sens. Le travail doit procurer du sens et du plaisir. 3/4 des sondés accomplissent leur job parce qu’ils y trouvent du plaisir et près de 1 sur 2 parce qu’ils trouvent personnellement que leur métier est riche de sens. 7 Belges sur 10 se sentient fiers de leur entreprise. “Les travailleurs font bien de rechercher du boulot dans une entreprise dont les valeurs leur correspondent” ajoute Nathalie Bekx.

Plan de carrière : un must. Et pourtant ce n’est pas le cas chez tout le monde. Si 3/5 des 20-35 ans réfléchissent à leur carrière, cette proportion baisse avec l’âge (moins de la moitié chez les 50 ans). La planification de carrière est demandée : plus de 50% l’attendent de leur employeur, et ne se voient pas tellement eux-mêmes prendre leur carrière en mains.